Aurélie Laumont

La fessée, on n'en est pas morts...

vie de parent

Le 2 Juillet 2019, le Sénat validait une loi interdisant la fessée, ainsi que toute violence physique ou morale infligée aux enfants, la France devenant ainsi le 56ème pays à interdire les violences dites éducatives ordinaires, soit 40 ans après la Suède.

 

Peut-être vous posez-vous des questions autour de cette loi ? Vais-je aller en prison si je donne une fessée à mon enfant ? Est-ce vraiment le rôle de l’Etat de s’immiscer dans la vie de famille et dans l’éducation que je souhaite donner à mes enfants ? Et puis où est le problème, nous on n'en est pas morts...?

 

Toutes ces questions sont légitimes, cette loi vient bousculer et nous interroger sur les fondements de notre éducation pour nos enfants.

Une loi non punitive.

 

Tout d’abord, il est important de comprendre que cette loi n’est pas punitive, c’est une direction politique vers un changement des consciences et des comportements éducatifs suite aux dernières découvertes scientifiques sur les conséquences des "violences éducatives ordinaires" sur le développement de l’enfant. La VEO est une violence physique, psychologique ou verbale utilisée envers les enfants à titre éducatif, communément admise et tolérée (corrections, punitions, chantage affectif, humiliations, claque, fessée...).

 

 

De nouvelles informations grâce aux neurosciences.

 

Grace à l’imagerie cérébrale, on peut désormais voir ce qu’il se passe dans notre cerveau et plus précisément dans celui des enfants. On sait désormais que le cerveau des enfants ne ressemble en rien à celui des adultes, puisqu'il n'est pas encore arrivé à maturité (25 ans), et est extrêmement fragile.

Les violences dites « éducatives » activent la zone de stress dans le cerveau de l'enfant, inondant son corps d'hormones de cortisol, détruisant de nombreuses connexions neuronales, influant sur son bon développement psychique et émotionnel, sur sa mémoire, sa capacité d'apprentissage, et sur son équilibre nerveux. 

Ce stress prolongé réduit également l'immunité de l'enfant, affaiblit la santé de ses intestins, le rend plus anxieux, plus agressif, et son circuit de stress sera plus actif.

 

 

Humilier, faire peur, faire mal, ce ne sont pas des modes d'éducation, ce sont des violences.

 

Ces pratiques coupent la relation entre l'enfant et son parent, et réduisent sa confiance en lui. Elles entretiennent aussi l'idée que l'adulte domine l'enfant, et que l'enfant doit se soumettre à sa volonté, comme s'il avait moins de valeur, ou que son avis importait peu.

Même si l'adulte reste le garant du cadre dans la famille, et non l'enfant, il existe d'autres manières de contenir les enfants. Les violences éducatives ordinaires ne sont en rien éducatives, elles n'apprennent rien à l'enfant, hormis la peur et la soumission. Bien souvent, l'enfant nourrit de la colère, de la tristesse, de la honte, une envie de vengeance, et se sent indigne d'être aimé.

L'enfant a besoin de tendresse, de respect, d'accompagnement, de câlins, de jeux, d'encouragements de la part de ses parents. Il a besoin d'une structure solide, claire et cohérente à l'intérieure de laquelle il se sent important et écouté.

 

Changer commence toujours par une prise de conscience de ce qui dysfonctionne.

 

Changer de mode d’éducation est un chemin qui peut prendre du temps, car notre méthode éducative est bien souvent un héritage et nous n'avons pas appris à faire autrement.

 

Si vous souhaitez cheminer dans votre parentalité, si vous souhaitez construire VOTRE parentalité en toute conscience, à la fois ferme et respectueuse de l’enfant, si vous cherchez comment faire avec vos enfants  pour les amener à plus de coopération, je vous propose que nous en parlions ensemble, d'avancer à votre rythme et sans jugement.

 

L'accompagnement que je vous propose peut se faire sous 2 formes : soit en atelier avec d'autres parents qui vivent la même chose que vous, soit en coaching familial à mon cabinet.

 

La fessée, nous n'en sommes certes pas morts, mais peut-être pouvons-nous espérer un peu mieux que de la survie pour nos enfants ? Qu'en pensez-vous ?

 

Au plaisir de vous accompagner !

Pour aller plus loin,

- VEO

- Alice Miller "C'est pour ton bien"

- Olivier Maurel "La fessée, questions sur la violence éducative"


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